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En attendant le blog, voici quelques infos utiles à piocher dans ces articles !

Pourquoi est-ce difficile d’accepter de se faire accompagner ?

Si vous lisez cette page c’est que le plus dur est fait ! Vous avez sans doute déjà accepté le malaise et l’avez repéré. Vous vous renseignez ou bien vous cherchez peut-être la ou les solutions qui vous correspondraient.

Les idées reçues « à la française » et le tabou.

Le haut niveau suppose que l’athlète incarne la puissance physique et la solidité mentale. En France spécifiquement, être accompagné renvoie à l’idée de faiblesse. Cette croyance erronée, bien qu’elle tende à disparaître, perdure encore dans certains milieux. L’accompagnement peut paraître déstabilisant, voire destructurant. Certains joueurs ou entraîneurs l’accueillent avec méfiance ou même défiance. Aux Jeux de Pékin, la délégation française n’avait intégré qu’un seul psychologue. À ceux de Londres, aucun ! En comparaison, la Chine ou les États-Unis avaient deux psychologues par discipline.

Les meilleurs se font accompagner

Pour autant, les meilleurs ont rapidement saisi l’intérêt de se faire accompagner. Grâce à cette démarche, ils bénéficient d’une longueur d’avance car l’accompagnement leur fait gagner deux éléments essentiels : du temps et de la sérénité. Teddy Riner n’a pas attendu le succès pour évoquer librement le sujet. Dans une interview à Europe 1, son ami Ladji Doucouré s’exprime : "Quand vous entendez un géant plein de santé et avec une telle joie de vivre admettre qu’il a besoin d’être aidé, vous vous dites : mais qui n’en aurait pas besoin ?"

Notre engagement

Vous êtes une personne brillante, engagée, tenace, courageuse. Il ne s’agit pas de multiplier les accompagnants mais de trouver la personne digne de confiance qui trouvera en vous les ressources qui vous feront franchir un cap décisif.

Faire progresser son mental

Notre niveau d’expertise s’évalue au travers de 4 éléments :

  • Notre physique
  • Notre technique
  • Notre tactique
  • Notre Mental

A compétences équivalentes, notre performance sportive sera directement liée à la maîtrise de notre stress et de nos émotions. Le mental est l’élément décisif qui nous mène à la victoire. « Exécuter les bons gestes sous la pression, ça vient de l’esprit, et ça, il faut le travailler » Dan Carter, rugbyman.

Comment progresser mentalement ?

Trop de stress nous fait perdre nos moyens, trop de décontraction réduit notre conscience de l’enjeu. Trouver le juste équilibre entre combativité et lucidité est gage de réussite. Bien se connaître est indispensable pour maîtriser agressivité et tranquillité. « La préparation mentale recouvre l’utilisation par l’athlète, à l’approche de la compétition, de techniques de contrôle de l’anxiété et de renforcement de l’efficience motrice… » Marc Lévêque, psychologue du sport. En compétition comme à l’entraînement, l’objectif est d’identifier les événements hostiles, générateurs de stress, et d’évaluer son intensité.

Notre engagement

Ensemble, nous ferons le point en profondeur sur les influences génératrices de stress ou de pensées négatives. Nous définirons la stratégie qui vous conviendra le mieux pour que vous puissiez dominer ces situations et maintenir un haut niveau d’efficacité sportive.

Gagner en confiance

La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou quelque chose. La confiance en soi s’évalue en fonction de nos capacités. Si nous avons la conviction de pouvoir réussir un comportement ou un geste spécifique alors notre confiance en nous est décuplée. A l’inverse, les prédictions négatives constituent des barrières psychologiques qui ne nous permettent pas d’accomplir l’exploit. Les meilleurs athlètes réalisent des performances de haute volée car ils ont une grande confiance en eux. Pour autant, si ce niveau de confiance est trop élevé, il n’est pas rare que l’effet inverse se produise. Comme tous sportifs, nous avons vécu cette situation … nous devions gagner très largement et nous avons perdu.

Confiance en soi et estime de soi

Le sport de haut niveau s’avère parfois cruel. En effet, chaque défaite peut briser la confiance en soi et par répercussion, menace directement l’estime de soi. Le sportif peut générer un niveau d’émotions négatives très élevé qui entame sa solidité mentale. Il se juge non plus en tant que sportif mais en tant que personne. Plusieurs pathologies mentales ou conduites addictives résultent de ce processus.

Ian Thorpe, dans son autobiographie « C’est moi » déclare : « Même ma famille ignore que j’ai passé une grande partie de ma vie à me battre avec une dépression rampante (…), un terrible trou noir (…). Je suppose qu’il était inévitable que je me sois tourné vers des moyens artificiels pour maîtriser mes sentiments ».

Comment gagner en confiance ?

  • En faisant l’inventaire de nos habiletés, de nos forces, sans se prendre pour un autre athlète.
  • En se fixant des objectifs M.A.L.I.N.S : Mesurables, Abordables, Limités dans le temps, Individualisés, Négociés, Stimulants.
  • En jouant contre meilleur que soi car la défaite n’entame pas l’estime de soi ni le sentiment de compétence.
  • En mettant en place des stratégies gagnantes !

Notre engagement

A partir de situations concrètes où votre confiance se fissure, nous examinerons ensemble votre fonctionnement interne. Vos prises de conscience vous permettront de considérer d’autres réactions plus adaptées qui vous sortiront rapidement de la spirale négative. Vous ne serez plus jamais négatif envers vous-même abordant chaque rencontre, même les plus périlleuses, avec la conviction que vous allez gagner.

Mieux vivre la pression

La responsabilité de sportif de haut niveau impose de tout gérer simultanément : la performance professionnelle, la famille, les sollicitations mais également l’attente des coéquipiers, du staff, des supporters, du grand public. Parfois se manifeste une forme de stress liée à la portée des événements. Certaines critiques deviennent blessantes. (Re)lâcher cette pression devient indispensable, mais la vigilance est de mise, car les réseaux sociaux se font l’écho de la moindre glissade.

Comment mieux vivre la pression ?

  • Se préparer pour mettre en place des repères (siestes, préparation du sac, routines) qui favorisent la concentration, et diminuent le doute.
  • S’isoler, écouter de la musique, se relaxer en faisant abstraction de l’environnement.
  • Profiter de la chance d’être là, avoir confiance en ses qualités et ancrer des expériences positives.
  • Se rassurer, car le plus souvent, vous vous auto-administrez cette pression. L’attente extérieure n’est-elle pas qu’une attention positive en votre direction ?

« La pression, cela n’existe pas dans le football, la pression, c’est ce que ressentent les gens qui n’ont pas assez d’argent pour nourrir leurs enfants. » José Luis Chilavert. Gardien de l’équipe de football du Paraguay (1989-2003)

Comment mieux vivre la critique ?

Prenons l’image d’un court de tennis. Tout ce que nous envoie l’autre (la critique) est de sa responsabilité. L’intention qu’il y met, l’endroit qu’il vise, la force qu’il développe. Une fois le filet passé, c’est de notre responsabilité qu’il s’agit. Comment allons-nous recevoir la balle ? Serons-nous impactés ? Allons-nous retourner une balle encore plus forte ? Poser une amortie ? La manière dont nous recevons et renvoyons le message est de notre entière responsabilité. Et si, en cas de grande tension, nous décidions de ne pas jouer la balle en prenant, en premier, notre part de responsabilité ? Quel impact aurait cette attitude sur nous et sur ceux qui nous critiquent ?

Notre engagement

Pour décrypter la pression, cette sensation de malaise complexe et emmêlé, nous vous proposerons de prendre de la hauteur sur votre métier, sur les événements et sur votre personnalité. En faisant preuve d’ouverture, vous pourrez plus facilement vous dégager de l’attente ou de l’importance du résultat, pour vous reconcentrer sur le jeu et sur le "je".

Conserver sa motivation

On n’apprécie plus le goût de la victoire, on ne trouve plus d’intérêt à se faire mal. On est à l’arrêt, lassé ou blessé, sans solutions pour sortir de l’ornière. Notre motivation s’étiole progressivement. Pour mieux comprendre le malaise et rebondir, des questionnements simples peuvent s’imposer.

  • Quelle est notre source réelle de plaisir ?
  • Cette source de plaisir provient-elle de raisons extrinsèques ou intrinsèques ?
  • La force qui nous pousse vient-elle de l’extérieur ? Remporter une compétition, être sur la plus haute marche du podium, avoir la reconnaissance sociale, gagner beaucoup d’argent etc.
  • La force qui nous pousse vient-elle de l’intérieur ? Ressentir du bien-être à pratiquer, apprécier la sensation de tonicité ou de légèreté, rechercher comment s’améliorer, se perfectionner sur la compréhension scientifique de son sport etc.

Nous pouvons tout à fait pratiquer notre métier pour l’une ou l’autre de ces raisons. D’abord pour l’une, puis pour l’autre, ou vice-versa. Nous évoluons et c’est normal. L’important est de distinguer la source de satisfaction quotidienne qui répond à nos besoins actuels.

Se fixer des objectifs multiples ?

Sur la durée, on remarque souvent que la multiplicité d’objectifs, mesurables et attrayants, permet de conserver un haut degré de motivation. Axée sur le résultat, la performance ou le processus, la variété des buts à atteindre stimule, ouvre des perspectives inattendues et permet de développer de nouvelles compétences (pas uniquement sportives !).

Notre engagement

Nos questions vous donneront l’opportunité d’engager une réflexion clairvoyante sur votre pratique, de faire un pas de côté pour découvrir des sources de motivation inédites. Vous pourrez distinguer de nouveaux plaisirs, et décider de mettre en place les actions que vous jugerez indispensables pour les accompagner. Vous pourrez aussi ressentir le besoin de faire une pause, ou même de tout stopper et passer à autre chose. Dans tous les cas, vous serez fier(e) de votre évolution, et à nouveau orienté(e) vers le futur.